Anaïs Guyomarc’h,
la R&D au service de la santé

Arrivée en 2018 chez NatéoSanté, Anaïs Guyomarc’h recherche et développe de nouveaux produits et services pour assainir l’air. Son quotidien est un équilibre savant entre sujets de fond, de conception et développement, réactivité envers les demandes clients et dialogue permanent avec l’équipe marketing et commerciale.

Interview Anais guyomarch responsable innovation recherches developpement production purificateur air

Quel parcours vous a mené jusque chez NatéoSanté ? 

« Après avoir suivi une formation d’ingénieure chimiste, je suis allée travailler sept ans au Royaume-Uni pour une start-up. J’y développais de nouveaux matériaux pour les industries aéronautiques ou automobiles notamment. Ce travail s’apparentait plus à de la recherche fondamentale car je n’avais pas accès au terrain d’application des matériaux que je concevais. C’est en partie pour cette raison que j’ai rejoint NatéoSanté. Je voulais contribuer concrètement et de A à Z au développement d’un produit. »  

« J’ai choisi la Recherche et le Développement car c’est un métier qui va au-delà du stade de l’idée. On apprend de ses essais et l’on contribue à apporter de nouvelles solutions aux problématiques rencontrées. »

Responsable Innovation, Développement et Production… en quoi cela consiste-t-il ? 

« J’ai deux activités majeures. D’une part je travaille à la conception de nouveaux produits et services pour assainir l’air comme des filtres plus performants ou bien des services connectés. D’autre part, je suis nos produits tout au long de leur vie, de leur mise en production jusqu’au SAV si nécessaire, et suis garante de leur qualité. Cela semble logique chez NatéoSanté d’accorder conception et production mais il est assez rare en entreprise qu’une personne porte les deux casquettes. C’est ce qui est intéressant dans mon rôle.» 

« J’échange également beaucoup avec l’équipe commerciale et marketing à l’image d’une traductrice. Soit je transforme en cahier des charges technique, les retours des commerciaux et des clients, soit je travaille avec l’équipe marketing une nouvelle fonctionnalité que nous avons développée. Nous développons aussi ensemble des tests de validation de la performance de nos produits chez nos clients. »

Quels sont les challenges de NatéoSanté ? 

« Notre défi est d’innover en permanence pour nous différencier et apporter une valeur ajoutée à nos clients. Nouer des partenariats solides et de qualité avec des industriels est essentiel. Nous sélectionnons nos partenaires pour leurs valeurs, leur métier spécifique (éco-conception, design, développement logiciel…) et leur capacité à être force de proposition. » 

« Plus l’aventure NatéoSanté se poursuit, plus nous découvrons de nouvelles problématiques métiers et de nouveaux polluants à prendre en compte. Par exemple, nous avons été contactés par un prothésiste dentaire dont le métier implique des poussières de ponçage et des solvants pour imprimantes 3D que nous ne connaissions pas. S’adapter, être réactifs, est un défi permanent chez NatéoSanté. »

Comment définiriez-vous la démarche d’innovation de NatéoSanté ? 

« Notre objectif est d’apporter un air sain au plus grand nombre. Pour y parvenir, nous cherchons à améliorer l’existant en l’envisageant parfois différemment. On peut prendre l’exemple de la conception d’EOLIS Air Manager. Il existait de nombreux purificateurs d’air sur le marché mais les produits manquaient de transparence. Nous avons donc conçu, à l’opposé du concept de « la boîte noire », un purificateur d’air avec un écran, des curseurs et une garantie de performance qui clarifient son fonctionnement et son utilité. Les fonctionnalités développées sont vraiment au service de l’utilisateur : alerte si le purificateur est sous-dimensionné pour la pièce, notification pour actionner les lampes UV-C… Recommander de changer de filtre parce qu’il est encrassé et ne peut plus faire son travail correctement, et non pas par minuterie arbitraire, était une innovation sur le marché ! »

« Inclure l’éco-conception dans notre solution nous paraissait aussi évident. Nous répondions à un manque, tout en respectant l’environnement et les utilisateurs par le choix de matériaux non-polluants, l’absence de peinture et même un fonctionnement à consommation énergétique raisonnée. Nos produits doivent aussi être faciles à réparer puis à recycler. Il nous a fallu trois ans pour développer le purificateur d’air professionnel EOLIS Air Manager. C’est sûr, ces exigences humaines et environnementales très fortes ne nous facilitent pas la vie mais nous allons dans la direction que nous nous sommes donnée ! »