Qualité de l’air et prévention des risques professionnels dans les cliniques vétérinaires
Les polluants invisibles font partie du quotidien des cliniques vétérinaires
Parce qu’ils sont invisibles, ces polluants passent souvent inaperçus. Pourtant, ils peuvent contribuer à l’exposition quotidienne des professionnels et influencer les conditions de travail, le confort des équipes ou encore la qualité de l’environnement de soins.
Si les protocoles d’hygiène, les équipements de protection et la ventilation font partie intégrante de l’exercice vétérinaire, la qualité de l’air est, elle, rarement évaluée de manière objective. Sans mesure, il est difficile de savoir quelles activités sont réellement les plus émissives, à quels moments les concentrations augmentent ou quelles actions permettront d’améliorer durablement la situation.
C’est précisément l’objectif du diagnostic de qualité de l’air développé par NatéoSanté : mesurer, comprendre puis accompagner les cliniques vétérinaires dans la mise en place d’actions de prévention adaptées à leur activité.
Pourquoi mesurer la qualité de l’air dans une clinique vétérinaire ?
Les cliniques vétérinaires présentent un profil d’exposition très particulier. Au cours d’une même journée peuvent se succéder des consultations, des interventions chirurgicales sous anesthésie générale, des soins dentaires générant des aérosols, des manipulations de prélèvements, des opérations de nettoyage et de désinfection ou encore l’hospitalisation d’animaux. Chacune de ces activités possède ses propres sources d’émission et contribue à modifier la qualité de l’air.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, deux établissements de taille comparable ne présentent pas nécessairement les mêmes niveaux d’exposition. Les produits utilisés, l’organisation des locaux, les habitudes de travail, le nombre d’interventions réalisées ou encore les performances de la ventilation influencent fortement les concentrations observées.
Mesurer la qualité de l’air permet ainsi de passer d’un ressenti à une évaluation objective. Les résultats mettent en évidence les situations les plus exposantes, permettent de hiérarchiser les actions de prévention et apportent des données concrètes pour alimenter la démarche de prévention des risques professionnels et le DUERP.
Les principaux polluants rencontrés en clinique vétérinaire
Les gaz anesthésiques
L’isoflurane et le sévoflurane sont largement utilisés lors des interventions chirurgicales. Même lorsque les installations sont correctement entretenues, de faibles émissions peuvent survenir au moment de l’induction, de l’intubation ou du réveil des animaux. Ces émissions restent généralement invisibles et varient selon les pratiques de travail et les équipements utilisés.
Les composés organiques volatils (COV)
Les produits de nettoyage, de désinfection, certains solvants ou encore les produits utilisés au laboratoire peuvent émettre des composés organiques volatils. Leur concentration fluctue tout au long de la journée et dépend directement des pratiques de la clinique. Sans mesure, ces variations passent généralement inaperçues.
Le formaldéhyde
Le formaldéhyde peut être présent lors de la manipulation ou de la conservation de certains prélèvements destinés à l’anatomopathologie. Sa présence justifie une attention particulière dans le cadre de la prévention des risques chimiques.
Les particules fines
Les soins dentaires vétérinaires, certains actes chirurgicaux, les opérations de nettoyage ou encore les déplacements des animaux génèrent des particules de tailles variées susceptibles de rester en suspension dans l’air après la fin de l’activité.
Les micro-organismes et bioaérosols
La présence d’animaux, les soins, les manipulations, le nettoyage des cages ou encore certaines procédures peuvent contribuer à la mise en suspension dans l’air de micro-organismes d’origine animale ou environnementale : bactéries, virus, spores fongiques et autres particules biologiques. Leur présence et leur concentration varient selon l’activité, les locaux, le renouvellement d’air et les pratiques d’hygiène. La maîtrise de ces pathogènes constitue ainsi un enjeu complémentaire de prévention, notamment dans les espaces accueillant des animaux malades ou fragiles.
Les allergènes animaux
Poils, squames et autres allergènes sont naturellement présents dans les établissements vétérinaires. Leur concentration dépend notamment du nombre d’animaux accueillis, de leur espèce, des pratiques de nettoyage et du renouvellement de l’air.
Le dioxyde de carbone (CO₂)
Le CO₂ n’est pas un polluant toxique dans les concentrations habituellement rencontrées en intérieur. En revanche, il constitue un excellent indicateur du renouvellement d’air et permet d’évaluer si la ventilation est suffisante pendant les périodes d’occupation.
Une bonne ventilation ne garantit pas toujours une bonne qualité de l’air
L’ouverture régulière des fenêtres ou la présence d’une ventilation mécanique sont des pratiques essentielles. Elles permettent de limiter le confinement des locaux et de maintenir des concentrations de CO₂ satisfaisantes.
Cependant, une faible concentration de CO₂ ne signifie pas nécessairement que tous les autres polluants sont maîtrisés.
Dans de nombreuses cliniques vétérinaires, les campagnes de mesures mettent en évidence un renouvellement d’air satisfaisant alors que certaines activités génèrent ponctuellement des concentrations importantes de particules fines, de composés organiques volatils ou de formaldéhyde. Ces émissions apparaissent parfois pendant quelques minutes seulement, mais se répètent plusieurs fois par jour.
C’est pourquoi une évaluation complète de la qualité de l’air repose sur la mesure simultanée de plusieurs paramètres et non sur le seul suivi du CO₂.
Les principales sources de pollution en clinique vétérinaire
| Espace de la clinique | Principales activités | Polluants susceptibles d’être présents | Pourquoi les mesurer ? |
| Bloc opératoire | Chirurgie, anesthésie | Gaz anesthésiques résiduels, COV, particules fines | Évaluer les expositions pendant les interventions et les phases d’induction ou de réveil. |
| Salle de soins et de consultation | Consultations, soins courants | COV, particules, allergènes, micro-organismes | Identifier les variations liées à l’activité quotidienne. |
| Salle de dentisterie | Détartrages, soins dentaires | Particules fines, bioaérosols | Mesurer les émissions générées lors des soins. |
| Laboratoire | Préparation des prélèvements | Formaldéhyde, COV | Évaluer les émissions liées à la manipulation des produits de laboratoire. |
| Chenil et hospitalisation | Hébergement des animaux | CO₂, allergènes, particules, odeurs | Vérifier le renouvellement d’air et les conditions de confort. |
| Accueil et salle d’attente | Accueil du public et des animaux | CO₂, particules, allergènes | Évaluer les conditions d’occupation des espaces recevant du public. |
Une démarche fondée sur la mesure avant toute décision
Chez NatéoSanté, nous sommes convaincus qu’il n’existe pas de solution universelle pour améliorer la qualité de l’air d’une clinique vétérinaire. Chaque établissement possède sa propre organisation, ses propres pratiques et ses propres sources d’exposition. Deux structures de taille identique peuvent ainsi présenter des profils de pollution très différents.
C’est pourquoi nous privilégions une approche progressive. Avant de recommander une évolution des pratiques ou l’installation d’un équipement de traitement de l’air, nous cherchons d’abord à comprendre ce qui se passe réellement au sein de votre établissement.
Notre diagnostic est réalisé pendant une semaine complète d’activité normale, sans interrompre votre fonctionnement ni modifier les habitudes de l’équipe. L’objectif est d’observer la clinique telle qu’elle fonctionne au quotidien, afin d’obtenir une photographie fidèle des expositions auxquelles les professionnels sont réellement confrontés.
Un diagnostic réalisé dans les conditions réelles d’exercice
Le diagnostic repose sur la mise à disposition d’un appareil de mesure connecté installé dans votre clinique pendant une semaine.
Durant cette période, les concentrations de CO₂, de particules fines (PM₁, PM₂,₅ et PM₁₀), de composés organiques volatils (COV), de formaldéhyde, ainsi que la température et l’humidité relative sont enregistrées en continu.
Les mesures sont réalisées pendant les consultations, les chirurgies, les soins dentaires, les opérations de nettoyage, les périodes d’hospitalisation ou toute autre activité habituelle de la clinique. Aucune modification de votre organisation n’est nécessaire : ce sont précisément vos conditions réelles d’exercice qui nous intéressent.
À l’issue de la campagne, l’ensemble des données est analysé par nos équipes afin d’identifier les situations générant les niveaux d’exposition les plus importants et de comprendre les mécanismes à l’origine des variations observées.
Que contient votre rapport de diagnostic de qualité de l’air ?
À l’issue de la campagne de mesures, vous recevez un rapport complet accompagné d’une restitution personnalisée en visioconférence avec un expert NatéoSanté.
Au-delà des valeurs mesurées, l’objectif est de vous aider à comprendre ce qu’elles signifient dans le contexte de votre activité. Les résultats sont analysés au regard des différentes phases de travail de la clinique afin d’identifier les situations les plus susceptibles de générer des expositions.
Le rapport présente notamment l’évolution des concentrations de chaque paramètre mesuré tout au long de la semaine, met en évidence les épisodes de pollution observés et les replace dans le contexte des activités réalisées. Cette analyse permet d’identifier les principales sources d’émission et de hiérarchiser les actions susceptibles d’améliorer durablement la qualité de l’air.
Chaque diagnostic donne également lieu à des recommandations adaptées à votre établissement. Selon les résultats obtenus, celles-ci peuvent concerner les pratiques de nettoyage et de désinfection, l’organisation de certaines activités, les modalités d’aération, le renouvellement d’air ou encore le recours à des équipements de protection collective lorsque cela apparaît pertinent.
Notre objectif n’est pas de proposer une solution standard, mais de construire un plan d’action cohérent avec votre fonctionnement quotidien.
Du diagnostic à la mise en place d’un équipement de protection collective
Lorsque les mesures mettent en évidence des expositions qui ne peuvent pas être suffisamment réduites par l’aération, la ventilation, l’organisation du travail ou la réduction des émissions à la source, le traitement de l’air peut compléter les mesures de prévention mises en place.
NatéoSanté conçoit et fabrique en France les solutions professionnelles EOLIS Air Manager, qui associent plusieurs technologies de traitement de l’air : filtration HEPA haute efficacité pour capter les particules fines et aérosols, filtration sur charbon actif pour réduire les composés organiques volatils (COV) et les odeurs, ainsi que des technologies complémentaires adaptées aux environnements de soins.
La solution est dimensionnée en fonction des résultats du diagnostic, du volume et de la configuration des locaux, des activités réalisées et des polluants identifiés. Une clinique peut ainsi nécessiter des réponses différentes selon les espaces concernés : salle de soins, dentisterie, hospitalisation, laboratoire ou bloc opératoire.
Une solution disponible en location opérationnelle
Pour faciliter la mise en œuvre et le suivi dans la durée, les équipements EOLIS Air Manager peuvent également être proposés en location opérationnelle, dans le cadre d’un contrat de service.
Cette formule permet de disposer d’un équipement adapté sans investissement initial important, avec un budget mensuel maîtrisé. Selon la formule retenue, elle peut intégrer la fourniture des consommables, leur renouvellement en fonction de l’utilisation réelle de l’appareil, ainsi que la supervision à distance de son fonctionnement et l’accès à des services d’accompagnement.
L’objectif est de ne pas simplement installer un équipement, mais de maintenir dans le temps les performances de la solution de traitement de l’air et de simplifier sa gestion au quotidien pour les équipes de la clinique.
Cas pratique : quand les mesures révèlent une réalité différente des impressions
Une clinique vétérinaire composée de deux vétérinaires et de trois ASV souhaitait mieux comprendre les conditions d’exposition de son équipe. Les locaux étaient récents, correctement entretenus et équipés d’une ventilation mécanique. Les fenêtres étaient ouvertes quotidiennement entre les consultations et les interventions, si bien que l’équipe estimait que la qualité de l’air ne posait pas de difficulté particulière.
Pendant une semaine, un diagnostic a été réalisé sans modifier les habitudes de travail.
Les résultats ont confirmé que les concentrations de CO₂ restaient faibles pendant la majeure partie de la semaine, traduisant un renouvellement d’air globalement satisfaisant. En revanche, l’analyse a mis en évidence plusieurs épisodes de pollution qui seraient restés totalement invisibles sans mesure.
Les soins dentaires généraient systématiquement des pics importants de particules fines, tandis que certaines phases de nettoyage provoquaient une augmentation sensible des concentrations en composés organiques volatils. Enfin, la manipulation de prélèvements anatomopathologiques s’accompagnait d’élévations ponctuelles du formaldéhyde.
Ces observations ont permis d’engager plusieurs actions ciblées : adaptation de certains protocoles de nettoyage, amélioration de l’aération après des activités spécifiques et mise en place des solutions de protection collective les plus adaptées. Sans remettre en cause l’organisation générale de la clinique, ces ajustements ont permis de mieux maîtriser les situations les plus exposantes.
Démarrez votre diagnostic
Une expertise dédiée aux professions exposées
Depuis 2009, NatéoSanté accompagne les professionnels confrontés aux enjeux de qualité de l’air intérieur dans leurs démarches d’évaluation et de prévention.
Notre expertise repose sur une conviction simple : il est préférable de mesurer avant d’agir.
Au fil des années, nous avons développé une approche qui associe diagnostic, analyse des résultats et accompagnement personnalisé. Cette méthode permet d’adapter les recommandations aux réalités de chaque métier et d’apporter des réponses concrètes aux problématiques rencontrées sur le terrain.
Fabricant français de solutions de mesure et de traitement de l’air, nous intervenons aujourd’hui auprès de nombreux établissements de santé, collectivités, entreprises et structures accueillant du public. Cette expérience acquise dans des environnements très différents nourrit notre compréhension des expositions professionnelles et des solutions permettant de les réduire.
Notre ambition n’est pas seulement d’améliorer la qualité de l’air, mais d’accompagner durablement les établissements dans leur démarche de prévention des risques professionnels.
Questions fréquentes
Pourquoi réaliser un diagnostic de qualité de l'air dans une clinique vétérinaire ?
Les mesures perturbent-elles le fonctionnement de la clinique ?
Quels paramètres sont mesurés ?
Le diagnostic permet-il de mesurer directement les gaz anesthésiques ?
Le diagnostic est-il utile dans le cadre du DUERP ?
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