Dans une salle de classe, 20, 25 ou 30 élèves peuvent passer plusieurs heures ensemble dans un espace clos. Dans ces conditions, la qualité de l’air peut rapidement évoluer au cours de la journée.
Depuis quelques années, la mesure du CO₂ s’est largement développée dans les établissements scolaires. Elle constitue un indicateur précieux pour évaluer le renouvellement de l’air dans une pièce occupée.
Mais un taux de CO₂ satisfaisant signifie-t-il nécessairement que l’air d’une classe est de bonne qualité ?
Pas toujours. Particules fines, composés organiques volatils (COV), formaldéhyde, pollens, allergènes ou encore aérosols respiratoires peuvent également être présents dans l’air intérieur sans être détectés par un simple capteur de CO₂.
Comprendre ces différents enjeux permet de mettre en place les actions les plus adaptées : limiter les sources de pollution, aérer et ventiler efficacement et, lorsque la situation le justifie, compléter ces mesures par un traitement de l’air adapté.
Pourquoi la qualité de l’air est-elle un enjeu particulier dans les établissements scolaires ?
Après le logement, l’école est l’un des principaux lieux de vie des enfants. La forte occupation des salles de classe et le temps passé dans des espaces fermés rendent la question du renouvellement et de la qualité de l’air particulièrement importante.
Les sources susceptibles d’influencer la qualité de l’air sont multiples : occupants, mobilier, matériaux de construction et de décoration, produits d’entretien, activités réalisées dans les locaux, mais également environnement extérieur.
Et les salles de classe ne sont pas les seuls espaces concernés. Cantines et réfectoires, CDI, salles d’activités, espaces administratifs ou salles de sport présentent chacun des conditions d’occupation et des sources potentielles de pollution différentes.
La qualité de l’air constitue ainsi un enjeu pour les élèves comme pour les enseignants et l’ensemble des personnels travaillant dans l’établissement.
Quels polluants peut-on retrouver dans l’air d’une école ?
Parler de qualité de l’air intérieur ne revient pas à surveiller un polluant unique. Plusieurs familles de polluants ou indicateurs peuvent être rencontrées.
Le CO₂ : un indicateur du renouvellement de l’air
Le dioxyde de carbone (CO₂) est naturellement rejeté par la respiration. Dans une salle occupée, sa concentration augmente lorsque le renouvellement de l’air n’est pas suffisant par rapport au nombre de personnes présentes.
Sa mesure permet donc d’identifier une situation de confinement et de déterminer lorsqu’il est nécessaire d’aérer davantage ou de vérifier le fonctionnement de la ventilation.
Le CO₂ occupe également une place importante dans le dispositif réglementaire de surveillance de la qualité de l’air intérieur applicable aux établissements scolaires.
Les particules fines
Les particules PM10, PM2.5 et les particules encore plus fines peuvent provenir de sources intérieures mais également de l’environnement extérieur.
Trafic routier, chauffage, travaux ou épisodes de pollution atmosphérique peuvent notamment influencer les concentrations à proximité d’un établissement et favoriser le transfert de particules vers l’intérieur des bâtiments.
À l’intérieur, certaines activités et la remise en suspension des poussières peuvent également contribuer aux concentrations mesurées.
Les COV et le formaldéhyde
Les composés organiques volatils (COV) regroupent de nombreuses substances pouvant être émises par les matériaux de construction et de décoration, le mobilier, les peintures, les colles ou encore certains produits d’entretien.
Parmi eux, le formaldéhyde fait partie des polluants particulièrement surveillés dans les environnements intérieurs.
Réduire les émissions à la source, choisir des matériaux et produits adaptés et assurer un renouvellement d’air suffisant constituent les premières actions à mettre en œuvre.
Les pollens et allergènes
L’air extérieur constitue également une source potentielle de pollution intérieure. Les pollens et certaines particules allergènes peuvent pénétrer dans les bâtiments notamment lors de l’aération ou par les systèmes de ventilation.
Leur présence peut devenir particulièrement problématique lors des périodes de forte concentration pollinique.
Les aérosols respiratoires
Respirer, parler, tousser ou éternuer génère des particules et aérosols respiratoires pouvant rester plus ou moins longtemps en suspension dans l’air.
Ce phénomène ne concerne pas uniquement la Covid-19 : il constitue plus largement un enjeu lors de la circulation saisonnière de virus respiratoires.
Le renouvellement de l’air permet de diluer les particules et aérosols présents dans une pièce. Dans certaines situations, une filtration adaptée peut compléter cette action.
Un bon taux de CO₂ signifie-t-il que l’air d’une classe est de bonne qualité ?
Pas nécessairement.
Le CO₂ est avant tout un indicateur du renouvellement de l’air en fonction de l’occupation de la pièce. Sa mesure est donc particulièrement utile pour savoir si une salle doit être davantage aérée ou ventilée.
En revanche, un capteur mesurant uniquement le CO₂ ne renseigne pas sur les concentrations de particules fines, de COV, de formaldéhyde ou d’autres polluants présents dans l’air.
Autrement dit :
Le CO₂ permet de répondre à la question : « renouvelons-nous suffisamment l’air ? »
Il ne permet pas, à lui seul, de répondre à la question : « que contient l’air que nous respirons ? »
C’est pourquoi une démarche globale de qualité de l’air peut nécessiter de prendre en compte plusieurs paramètres selon les caractéristiques du bâtiment, son environnement et les activités qui y sont réalisées.
Pollution extérieure, pollens, épidémies : quand aérer ne répond pas à tous les enjeux
Aérer et ventiler constituent des actions essentielles pour renouveler l’air intérieur, évacuer le CO₂ et diminuer la concentration de nombreux polluants émis à l’intérieur.
Mais certaines situations peuvent nécessiter une approche complémentaire.
En cas de pollution extérieure
L’air extérieur n’est pas toujours exempt de polluants. À proximité d’un axe routier important, lors de travaux ou pendant certains épisodes de pollution atmosphérique, des particules peuvent pénétrer à l’intérieur du bâtiment.
L’enjeu devient alors de concilier le renouvellement nécessaire de l’air avec la maîtrise de l’exposition aux polluants extérieurs.
Pendant les périodes de pollens
Ouvrir les fenêtres renouvelle l’air mais peut également favoriser l’entrée de pollens lorsque les concentrations extérieures sont élevées.
Là encore, la situation montre pourquoi qualité de l’air et renouvellement d’air ne doivent pas être confondus.
Lors des épidémies hivernales
Aérer et ventiler permettent de renouveler l’air et de diluer les aérosols respiratoires présents dans une pièce.
Lorsque le renouvellement d’air ne permet pas à lui seul d’atteindre l’objectif recherché, ou dans certaines zones particulièrement occupées, une filtration de l’air peut constituer une mesure complémentaire.
Aérer, ventiler, traiter l’air : des actions complémentaires
Il n’existe pas une solution unique permettant de répondre à toutes les problématiques de qualité de l’air.
La réponse dépend avant tout du polluant ou de la situation rencontrée.
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Situation observée |
Action prioritaire |
Action complémentaire possible |
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CO₂ élevé |
Aérer / améliorer la ventilation |
Identifier les causes d’un renouvellement insuffisant |
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COV ou formaldéhyde |
Réduire les sources + renouveler l’air |
Traitement adapté selon la situation |
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Particules fines |
Identifier et limiter les sources |
Filtration particulaire |
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Pollens / allergènes particulaires |
Limiter l’exposition |
Filtration particulaire |
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Aérosols respiratoires |
Aérer / ventiler |
Filtration HEPA en complément |
Un purificateur d’air ne fait pas diminuer le taux de CO₂. Il ne remplace donc ni l’aération ni la ventilation.
En revanche, lorsqu’il est correctement dimensionné et équipé d’une filtration adaptée, il peut agir sur certains polluants présents en suspension dans l’air.
Quelle place pour un purificateur d’air dans une école ?
Un purificateur d’air fonctionne en faisant circuler l’air de la pièce à travers un ou plusieurs systèmes de filtration avant de le restituer dans le local.
Une filtration HEPA permet notamment de retenir les particules présentes dans l’air qui traverse le filtre. Elle peut ainsi contribuer à réduire la concentration de particules fines, de certains allergènes particulaires et d’aérosols en suspension.
Son utilisation doit cependant être envisagée comme un complément aux actions de réduction des sources, d’aération et de ventilation, et non comme leur substitut.
Dans un établissement scolaire, plusieurs critères sont importants pour choisir une solution :
- la nature des polluants ciblés ;
- le volume de la pièce ;
- le débit d’air nécessaire ;
- le niveau sonore, particulièrement important dans une salle de classe ;
- les performances et l’innocuité de la technologie employée ;
- la maintenance et le suivi des consommables.
Le dimensionnement est essentiel : installer un appareil sans tenir compte du volume du local et de l’objectif recherché ne permet pas de garantir une filtration suffisante.
Les purificateurs d’air professionnels EOLIS Air Manager, conçus par NatéoSanté, associent notamment une filtration HEPA H13 à différentes étapes de traitement de l’air et peuvent être dimensionnés selon les caractéristiques des espaces à équiper.
Mesurer pour comprendre avant d’agir
Lorsque l’origine d’une problématique de qualité de l’air n’est pas connue, mesurer uniquement le CO₂ peut ne donner qu’une vision partielle de la situation.
Une analyse plus globale peut permettre de suivre simultanément plusieurs paramètres : CO₂, particules PM1, PM2.5 et PM10, COV, formaldéhyde, température et humidité.
Observer leur évolution pendant plusieurs jours, dans les conditions réelles d’utilisation des locaux, permet notamment de repérer :
- les périodes de confinement ;
- l’influence de l’occupation des salles ;
- les variations de particules ;
- certaines émissions ponctuelles ;
- l’effet de l’aération ou des changements de pratiques.
Cette approche permet de passer d’une impression à des données objectives et de définir plus précisément les actions à mettre en œuvre.
Vous souhaitez savoir ce que respirent réellement les élèves et les équipes ?
NatéoSanté propose un diagnostic de la qualité de l’air intérieur permettant de mesurer plusieurs paramètres dans les conditions réelles d’utilisation de votre établissement, puis d’analyser les résultats afin d’identifier les pistes d’amélioration adaptées.
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Une approche globale de la qualité de l’air à l’école
Améliorer la qualité de l’air dans une école, un collège ou un lycée ne consiste donc pas à choisir entre un capteur de CO₂, l’ouverture des fenêtres ou un purificateur d’air.
Il s’agit d’abord de comprendre les sources et les polluants présents, puis d’actionner les bons leviers : réduire les émissions à la source, renouveler l’air, surveiller les paramètres pertinents et, lorsque cela est nécessaire, traiter l’air.
Cette approche permet d’adapter les actions aux caractéristiques de chaque établissement plutôt que d’appliquer une réponse unique à toutes les situations.
Questions fréquentes sur la qualité de l’air dans les écoles
Le CO₂ permet-il de mesurer la qualité de l’air d’une classe ?
Le CO₂ est principalement utilisé comme indicateur du renouvellement de l’air dans une pièce occupée. Une concentration élevée peut indiquer que l’aération ou la ventilation est insuffisante au regard de l’occupation.
En revanche, sa mesure ne permet pas de connaître la concentration des autres polluants éventuellement présents, comme les particules fines, les COV ou le formaldéhyde.
Quels sont les principaux polluants présents dans une école ?
Selon le bâtiment, son environnement et les activités réalisées, l’air intérieur peut notamment contenir des particules fines, des COV, du formaldéhyde, des pollens et allergènes ou encore des contaminants biologiques.
Le CO₂ est quant à lui particulièrement utile comme indicateur du confinement et du renouvellement de l’air.
Un purificateur d’air fait-il baisser le CO₂ ?
Non. Un purificateur d’air qui recycle et filtre l’air d’une pièce n’évacue pas le CO₂ produit par ses occupants.
Pour diminuer sa concentration, il faut renouveler l’air par l’aération ou la ventilation.
Un purificateur d’air est-il utile en période d’épidémie hivernale ?
Une filtration HEPA adaptée peut contribuer à réduire la concentration de particules et aérosols en suspension dans l’air qui traverse le système de filtration.
Elle peut donc constituer une mesure complémentaire à l’aération, à la ventilation et aux autres mesures de prévention, sans permettre de garantir l’absence de transmission.
Faut-il aérer une classe pendant un pic de pollution ?
Le renouvellement de l’air intérieur reste nécessaire, notamment pour évacuer le CO₂ et les polluants générés à l’intérieur. Cependant, certains polluants extérieurs peuvent pénétrer dans le bâtiment.
Les modalités et horaires d’aération peuvent donc être adaptés en fonction de la situation locale et de la qualité de l’air extérieur. Le suivi conjoint du CO₂ et des particules peut également aider à mieux comprendre les conditions rencontrées dans l’établissement.
Dernière mise à jour : 01/09/2026



